Genève

Enregistrement du temps de travail: les RH en émoi

La communauté RH de Suisse romande est en émoi. La nouvelle Ordonnance relative à l’enregistrement de la durée du temps de travail, entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2016, pose plus de questions qu’elle ne semble en résoudre (lire aussi en page 8 et 9).

Pour preuve, la soirée d’information organisée fin février par la FER Genève a attiré plus de 600 personnes! «Nous avons dû ajouter une séance pour répondre à la demande», sourit Blaise Matthey, le directeur général de la FER (lire aussi son interview en page 18). En introduction, le chef de l’unité «Conditions de travail» au Secrétariat d’Etat à l’économie, Pascal Richoz, a rappelé le contexte de cette nouvelle Ordonnance. «Une enquête a montré un écart de 17 pour cent entre les collaborateurs qui devraient enregistrer leur durée du temps de travail et ceux qui le faisaient vraiment». Pour mémoire, la nouvelle ordonnance est sensée simplifier la pratique, puisqu’elle introduit deux dérogations à cette obligation d’enregistrement (lire le détail en page 8). Pascal Richoz conseille en outre aux RH de se poser les questions suivantes: «Le temps de travail est-il déjà enregistré dans mon entreprise? Existe-t-il des personnes dans mon entreprise qui pourraient déroger à cette obligation? La branche possède-t-elle une CCT? Souhaitez-vous réduire la charge administrative causée par cette obligation d’enregistrement?» A noter que le Seco a publié une brochure pour aider les managers RH à y voir plus clair (disponible gratuitement sur le site du Seco). Au moment des questions-réponses, plusieurs mains se sont levées. Pascal Richoz répond à plusieurs de ces interrogations en page 8.

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Marc Benninger est le rédacteur en chef de la version française de HR Today depuis 2006.

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