Etude internationale

Acquisition de compétences numériques: les employés suisses à la traîne

En comparaison internationale, les employés suisses sont légèrement à la traîne en ce qui concerne l’acquisition de compétences numériques. Ils continuent à privilégier une formation continue axée sur les compétences techniques ou professionelles, selon une étude.

Alors qu’à l’échelle mondiale, près de quatre salariés sur dix (39%) disent avoir récemment participé à des formations portant sur l’intelligence artificielle, l’apprentissage machine, l’analyse de données, la conception numérique ou encore la programmation, ils sont moins d’un sur cinq (19%) en terre helvétique. C’est ce que révèle une enquête menée par Adecco et le Boston Consulting Group.

Parallèlement, les travailleurs suisses (48%) accordent davantage d’importance que leurs homologues étrangers (30%) à l’obtention de compétences dans la comptabilité, le marketing, les finances, les RH, l’informatique, etc. A noter que la recherche a été conduite dans neuf pays (Chine, Etats-Unis, France, Inde, Italie, Japon, Singapour, Suisse et Royaume-Uni) et est axée en particulier sur les cols blancs actifs dans deux secteurs, finances/assurances et biens de consommation/commerce de détail.

Préférence aux formateurs externes

Parmi les autres éléments saillants qui ressortent de l’étude figure le fait qu’environ sept employés helvétiques sur dix (69%) souhaitent que ce soit leur employeur qui développe des possibilités de formation pour eux. En comparaison internationale, ce pourcentage est relativement élevé (59% à l’échelle mondiale). Dans le même ordre d’idées, les Suisses sont moins proactifs que la moyenne en ce qui concerne l’étoffement de leurs compétences: ils ne sont que 24% à évaluer eux-mêmes leurs lacunes en faisant des recherches (contre 38%).

Les responsables de la recherche s’étonnent par ailleurs du fait que de nombreux travailleurs helvétiques préfèrent que des organismes de formation spécialisés dirigent les formations continues plutôt que leur employeur. Leur part frise les 50%, contre 37% en moyenne mondiale.

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Texte: hrtoday.ch
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