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Compte rendu du livre de Vincent de Gaulejac: La société malade de la gestion, éd. Seuil, 2005, 280 pages

Dans cet ouvrage critique, le sociologue français montre comment la finance et l'économie sont devenues les finalités uniques de nos sociétés postmodernes.

  • Il constate une décorrélation entre le capital et le travail, avec l'émergence de l'idéologie gestionnaire. L'individu devient une ressource. Le capital humain, une variable d'ajustement de l'économie (plus les effectifs baissent, plus l'action monte).
  • Cette idéologie managériale (culte de la performance, de l'excellence et de l'engagement) se diffuse ensuite dans la société. Il faut désormais réussir sa vie, manager sa famille et gérer sa carrière professionnelle. La responsabilité repose sur les individus.
  • Mais s'il y a des gagnants, il y a forcément des perdants, selon la formule célèbre d'Albert Jacquard. Cette idéologie de la gestion provoque de la souffrance au travail, une perte de sens et laisse l'individu non-performant abandonné à lui-même.
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Marc Benninger est le rédacteur en chef de la version française de HR Today depuis 2006.

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