Appel à la prudence des patrons pour les négociations salariales

L'Union patronale suisse (UPS) demande de la prudence quant aux négociations salariales pour 2017. Malgré des signes positifs de reprise économique, des risques politiques et conjoncturels demeurent, avertit l'organisation.

Hausse_salaire.jpeg

La situation politico-économique reste incertaine, estime l'UPS dans un communiqué publié en réaction aux revendications de Travail.Suisse. Photo: 123RF

Zurich/Berne (ats) La situation politico-économique reste incertaine, estime l'UPS dans un communiqué publié en réaction aux revendications de Travail.Suisse. Des ajustements de salaires ne sont toutefois pas exclus suivant la santé économique des diverses branches de l'économie, mais dans la plupart des cas, ils devront être restreints.

En cause, l'insécurité pour les investissements, l'évolution du cours du franc suisse, toujours surévalué, ainsi que les suites de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (Brexit). Ces facteurs laissent l'économie helvétique dans l'incertitude.

De plus, les conséquences de la mise en application de l'initiative sur l'immigration de masse sont encore peu claires à ce jour, a ajouté l'Union patronale suisse.

Les milieux patronaux précisent que grâce au très faible taux d'inflation de ces dernières années, les revenus du travail se sont améliorés en valeur réelle et ce malgré des hausses nominales de salaires inférieures à la moyenne.

Encore en 2017

En raison de la baisse continuelle des prix, de la légère progression du taux de chômage et de la probable persistance d'un faible taux de profit des entreprises exportatrices, les entrepreneurs prévoient encore un effet négatif sur les salaires nominaux de 2017.

L'UPS reconnaît toutefois des signes d'embellissement de la conjoncture internationale qui pourraient s'accompagner d'une légère augmentation des investissements. Cette dernière pourrait mener à un soulagement du marché du travail.

Travail.Suisse a présenté mardi à Berne ses revendications pour les négociations salariales à venir. La centrale syndicale demande une hausse de quelque 1%.