Data, IA, communication: le trio gagnant des compétences

Une étude récente menée par le spécialiste du recrutement Robert Walters s’est penchée sur les compétences qui seront les plus recherchées par les dirigeants d’entreprise suisses au cours des deux prochaines années.

«Les compétences techniques restent essentielles, mais la compréhension des données et l’interaction humaine sont de plus en plus étroitement liées, explique Christian Atkinson, Country Director chez Robert Walters Suisse, dans un communiqué. Les employeurs recherchent des professionnels capables de comprendre les données, d’en tirer des enseignements pertinents et de communiquer clairement au sein d’organisations complexes.»

Voici les trois compétences clés qui feront la différence selon les employeurs suisses :

Analyse et interprétation des données (55%)

Les données sont omniprésentes, mais leur véritable valeur réside dans la capacité à les transformer en insights concrets et en décisions stratégiques. Les employeurs recherchent des profils capables d’identifier des tendances, d’oser tirer des conclusions et de traduire les données en actions.

«Il ne s’agit plus de savoir qui possède le plus de données, mais qui sait poser les bonnes questions, précise Christian Atkinson. Ceux qui filtrent les informations, établissent des liens et construisent un récit convaincant autour des données font toute la différence. C’est ce qui renforce la prise de décision et permet une croissance durable.»

Communication et collaboration (48%)

Dans des équipes internationales et multidisciplinaires, une communication claire est indispensable. Les organisations suisses valorisent les collaborateurs capables de rendre des informations complexes accessibles, d’écouter activement et de collaborer efficacement au-delà des équipes, des fonctions et des frontières.

«Une communication forte est le pont entre l’expertise et l’impact. Même la meilleure analyse reste théorique sans dialogue ouvert ni collaboration. Partager les insights, s’aligner avec les parties prenantes et atteindre des objectifs communs : voilà ce qui fait la différence.»

Maîtrise de l’IA et du machine learning (39%)

L’intelligence artificielle n’est plus un concept futuriste, mais une réalité quotidienne. Les employeurs n’attendent pas que chacun soit data scientist, mais que les collaborateurs comprennent le fonctionnement de l’IA, ses possibilités et ses limites.

«La culture de l’IA est devenue une compétence de base», explique Christian Atkinson. Il s’agit de comprendre comment les algorithmes influencent les décisions, quelles hypothèses ils utilisent et quels risques ils comportent. Cette compréhension permet d’exploiter l’IA de manière stratégique et de soutenir le jugement humain plutôt que de le remplacer.»

L’humain et la technologie convergent

Au-delà de ce top 3, la capacité à résoudre des problèmes, l’adaptabilité et la conscience éthique restent essentielles. Les compétences techniques et humaines ne peuvent plus être envisagées séparément. 

«Il n’y a plus d’opposition entre soft skills et hard skills. Les employeurs attendent des professionnels qu’ils comprennent la technologie tout en la combinant avec la collaboration et l’esprit critique. C’est ainsi que naît un impact réel.»

Ce que cela signifie pour les organisations

Les organisations qui investissent dans les compétences en matière de données, la connaissance de l’IA et la force de communication construisent des équipes prêtes pour l’avenir. Cela implique des formations ciblées, une collaboration multidisciplinaire et un leadership capable de relier la technologie à l’intelligence humaine.

«Les gagnants de demain seront les organisations qui exploitent intelligemment les données tout en plaçant l’humain au cœur de leur stratégie, conclut Christian Atkinson. Trouver cet équilibre est la clé d’une croissance durable.»