Genève (ats) "Toutes nos revendications ayant été acceptées", l'accord a été approuvé à la quasi-unanimité, a indiqué la secrétaire du Syndicat du personnel des transports (SEV), Valérie Solano. Seuls deux travailleurs s'y sont opposés et un autre s'est abstenu.
"Le travail a repris", a précisé Mme Solano au terme de la réunion qui s'est déroulée tôt dans deux entrepôts des TPG. Eviter des licenciements était l'une des revendications majeures des employés des TPG. Ceux-ci avaient mené une grève d'une journée, il y a deux semaines, qui avait paralysé l'entreprise.
Bien que les revendications des employés des TPG aient été prises en compte, une délégation devait participer jeudi après-midi à la manifestation des services publics à Genève. Il s'agit d'une question de "solidarité", selon la secrétaire syndicale.
Licenciements exclus
Du côté des TPG, on s'était également montré satisfait de l'accord trouvé. Ce dernier exclut tout licenciement lié au contrat de prestation jusqu'en 2018 et maintient les effectifs de fin 2014 pendant toute l'année 2015. L'évolution des effectifs sera discutée ensuite d'année en année, ont précisé les TPG.
L'accord prévoit aussi des discussions sur les horaires et les temps de parcours des conducteurs ainsi que sur un service minimum en cas de grève, et ce sans passer par la Chambre des relations collectives de travail (CRCT). Les parties se sont aussi entendues sur les questions des avantages au personnel retraité.
"En signant ce protocole d'accord, les organisations du personnel s'engagent à renoncer à toute mesure de lutte sur les points qu'il stipule", relèvent les TPG. L'issue favorable des discussions permet de rétablir la paix sociale au sein de l'entreprise, souligne encore la régie publique.
Plus de marge de manoeuvre
La direction et le conseil d'administration de l'entreprise ont reçu du Conseil d'Etat un mandat pour négocier avec les représentants du personnel. Une plus grande marge de manoeuvre leur a été laissée pour arriver à un compromis.
Avant le déclenchement de la crise, un cadre financier rigide avait été imposé aux TPG. La direction et le conseil d'administration ont obtenu un peu plus de souplesse. Elle leur permettra d'améliorer l'offre à certains endroits et d'optimiser la situation à d'autres endroits, a indiqué le directeur général des TPG Christoph Stucki.
L'enveloppe financière mise à disposition des TPG par le canton de Genève ne changera pas, a relevé pour sa part la présidente du conseil d'administration des TPG, Anita Frei. Ce montant figure dans le projet de contrat de prestations 2015-2018, qui doit encore être discuté au Grand Conseil, et qui lie l'Etat et les TPG.
Baisse des tarifs
Ce projet de contrat de prestations avait été élaboré après l'acceptation par les Genevois d'une initiative baissant les tarifs des TPG. Il prévoyait une diminution de l'offre due au recul des recettes, la suppression de plus d'une centaine de postes de travail, et des licenciements à partir de fin 2015.
L'accord négocié mercredi avec les syndicats donne une certaine latitude aux TPG pour trouver des économies et améliorer le fonctionnement de l'entreprise. La baisse des tarifs, qui interviendra dans une dizaine de jours, débouchera aussi peut-être sur une bonne surprise en matière de recettes.