Présenté par Agentil by TVH Consulting

L’IA va-t-elle permettre aux RH de devenir plus stratégiques… et plus humains?

L’intelligence artificielle s’invite progressivement dans les services RH avec une promesse forte: libérer les professionnels des tâches chronophages pour leur rendre du temps utile. Mais concrètement, que change-t-elle sur le terrain? Nous avons posé la question à Jessica Toni, HR & Delivery Manager au sein d’Agentil by TVH Consulting, un groupe en pleine croissance.

1. Comment l’intelligence artificielle transforme-t-elle concrètement le métier RH aujourd’hui, et en quoi le rôle des professionnels RH s’en trouve-t-il redéfini?

Jessica Toni: Avant tout, il faut lever une ambiguïté: l’IA ne remplace pas les RH, elle recentre leur rôle sur leur vraie valeur ajoutée. Elle nous décharge des tâches répétitives: rédaction, administratif, saisie, pour nous permettre d’être davantage dans la stratégie, l’accompagnement et la proximité avec les équipes.

L’IA nous aide aussi à analyser plus rapidement des indicateurs clés comme le turnover, l’absentéisme ou l’égalité salariale. Une partie du travail est aujourd’hui automatisée, ce qui nous permet de nous concentrer sur l’essentiel: analyser et prendre des décisions plus rapidement. Cela nous permet aussi d’être davantage présents auprès des managers et des collaborateurs.

2. Quels sont les cas d’usage de l’IA qui ont réellement transformé votre quotidien et quels gains tangibles en avez-vous tirés?

Les bénéfices sont très concrets. En recrutement, l’IA nous aide à rédiger des annonces plus attractives et à présélectionner les profils les plus pertinents. Sur la gestion des talents, elle permet de cartographier les compétences et de proposer des parcours plus personnalisés.

Côté administratif, la génération automatique de documents représente un vrai gain de temps. Avec notre SIRH Factorial, nous estimons gagner environ 30% de temps sur les tâches administratives.

3. Où placez-vous la limite entre ce que l’on peut confier à l’IA et ce qui doit rester une décision humaine?

Il reste difficile de trouver le bon équilibre entre l’aide apportée par l’IA et ce qui doit rester profondément humain. L’IA peut trier des CV ou automatiser certaines étapes, mais dès le premier échange avec un candidat, l’humain doit reprendre la main. Le feeling ou la capacité d’intégration ne peuvent pas être évalués par un algorithme. L’IA peut suggérer des parcours ou identifier des compétences, mais comprendre les aspirations d’un collaborateur reste un échange humain.

4. Quel est le rôle des RH face aux inquiétudes liées à l’IA?

Les inquiétudes existent, et il est important de ne pas les minimiser. Notre rôle est justement de rappeler que l’IA n’est pas là pour remplacer les collaborateurs, mais pour les aider sur les tâches à faible valeur ajoutée. La relation client, la compréhension des enjeux métier ou encore la résolution de problèmes complexes restent profondément humaines. C’est aussi pour cela que nous impliquons les équipes dans nos projets IA: transformer une crainte en compréhension et en engagement.

5. À quoi ressemblera la fonction RH dans 5 ans avec l’essor de l’IA?

Le RH de demain sera avant tout un stratège. Il passera moins de temps sur l’administratif et davantage sur l’accompagnement des transformations et les enjeux liés au bien-être ou à la culture d’entreprise. L’IA permettra surtout aux RH de se recentrer sur ce qui fait la valeur humaine de leur métier: l’écoute, l’accompagnement et la prise de décision.

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Texte: hrtoday.ch
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