Lausanne

Qualité de vie au travail: plus du tiers des Romands sont déçus de leur employeur

Les employés romands souhaitent plus de salaire, une meilleure circulation de l’information, ainsi qu’une valorisation accrue. C’est ce qui ressort d’un sondage présenté lors du premier Forum de l’Observatoire de la qualité de vie au travail.

Le premier baromètre romand de la qualité de vie au travail livre des résultats en demi-teinte. Quinze entreprises, représentant 3000 collaborateurs, ont répondu à ce sondage, lancé en 2015 par la société d’études Médiactif SA à Vevey. Interrogés sur «l’indice de réputation» de leur employeur, 38% des sondés se sont dits «déçus», 31% n’ont pas d’avis et 31% assurent être «inconditionnellement loyaux» envers leur employeur.

Concernant les avantages qui «ont un impact positif sur leur travail», les sondés ont répondu dans l’ordre: l’aménagement des horaires de travail de manière flexible, le salaire et l’ambiance de travail. A la question: «Quels paramètres votre entreprise pourrait-elle améliorer prioritairement?», 33% ont répondu «le salaire et les prestations sociales», 26% «la circulation de l’information» et 26% «la valorisation des collaborateurs».

Venu commenter ces résultats lors du forum – qui s’est tenu début juin à Lausanne devant une centaine de participants -, le professeur de management et santé au travail Emmanuel Abord de Chatillon, de l’Université IAE de Grenoble, a montré que la notion de bien-être au travail repose sur plusieurs leviers. Il les regroupe sous l’acronyme SLAC. Les salariés, dit-il, souhaitent avoir du «Sens», du «Lien», une «Activité» qui leur convienne et du «Confort».

Il propose également de créer des espaces de discussions où les collaborateurs peuvent échanger librement sur leur travail. Enfin, la multiplication des couches hiérarchiques et le développement du contrôle permanent nuisent aussi à la qualité de vie au travail. Emmanuel Abord de Chatillon conseille donc de laisser plus de marge de manœuvre aux cadres et aux managers afin qu’ils puissent «jouer leur rôle de régulateurs» en toute liberté.

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Texte: hrtoday.ch
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