Étude: Les 50+ sont un vivier de talents sous-exploité

Les collaborateurs et collaboratrices de 50 ans et plus constituent aujourd’hui le segment le plus fiable et celui qui croît le plus rapidement, selon les données partagées par la plateforme de travail flexible Coople.

Une récente étude de swissstaffing et gfs-zürich confirme ce constat à l’échelle nationale. Selon l’étude, les personnes actives de 50 ans et plus forment le groupe le plus performant et le plus loyal du marché du travail suisse; les femmes de 50 ans et plus se distinguent tout particulièrement. En même temps, les personnes sans activité lucrative de 50 ans et plus représentent, avec plus de 200’000 individus, la plus grande réserve de main-d’œuvre activable de Suisse, dont 126’000 femmes.

Le groupe des 50 ans et plus est le segment qui croît le plus rapidement sur la plateforme Coople. Depuis 2021, il a progressé de 67%, soit nettement plus vite que l'ensemble de la plateforme, précis un communiqué. Près de 55% de ces Cooplers de 50 ans et plus sont des femmes. Il s’agit d’une génération expérimentée qui ne met pas un terme à sa vie professionnelle, mais la poursuit de manière flexible: après une phase consacrée à la famille, en parallèle d’une retraite anticipée ou comme deuxième carrière après un changement de secteur. La plateforme illustre ainsi en temps réel ce que l’étude de swissstaffing décrit sur le plan structurel. Là où des modèles flexibles sont disponibles, les personnes de 50 ans et plus rejoignent activement le marché du travail. Et nombre d’entre elles sont des femmes.

Piliers du travail flexible

Selon l’étude de swissstaffing, 70% des femmes de 50 ans et plus en font davantage que ce que l’on attend d’elles. Les données de performance de Coople battent elles aussi en brèche un cliché tenace. Les Cooplers de 50 ans et plus assurent nettement plus de missions par mois que les groupes d’âge plus jeunes, affichent le taux de ponctualité le plus élevé de tous les groupes et sont engagés par les entreprises presque aussi fréquemment que les Cooplers de la tranche d’âge des 35 à 49 ans. Sur la plateforme Coople, les travailleur•euse•s de 50 ans et plus sont l’un des piliers les plus solides.

Pour Annette Burgard, CEO de Coople, ce constat porte bien au-delà de la plateforme: «La situation démographique en Suisse devient de plus en plus tendue. Quiconque entend résoudre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée uniquement par des engagements fixes classiques passe à côté de la réponse la plus évidente: une génération expérimentée, prête, disponible et déjà aujourd’hui particulièrement engagée, dès lors que des modèles de travail flexibles lui en ouvrent l’accès. Les entreprises qui le comprennent tôt se ménagent un avantage structurel.»

Il est particulièrement révélateur d’observer dans quels secteurs les Cooplers de 50 ans et plus sont surreprésentés. Dans la santé, ils assurent 19% de l’ensemble des missions, dans l’hôtellerie-restauration 16% et dans les aéroports 15%. Ce sont précisément les secteurs qui subiront une pression particulière dans les années à venir en raison de la vague de départs à la retraite des générations à forte natalité, et dans lesquels une main-d’œuvre flexible de 50 ans et plus apporte déjà aujourd’hui une contribution mesurable.

Les Cooplers de 50 ans et plus ne constituent donc pas une réserve de main-d’œuvre théorique, mais bien une réponse déjà active à l’un des plus grands problèmes structurels du marché du travail suisse.

La flexibilité est la clé de l’activation

L’étude de swissstaffing met en évidence un obstacle central: près de la moitié des femmes de 50 ans et plus sans activité lucrative reprendraient une activité professionnelle si le temps de travail ou le taux d’occupation pouvaient être aménagés de manière flexible. 82% des femmes de cette tranche d’âge citent les horaires de travail flexibles comme facteur déterminant, 81% la possibilité de travailler à temps partiel.

Les données de Coople rendent visible ce qui se produit lorsque de tels modèles sont effectivement disponibles. La croissance rapide du groupe des 50 ans et plus sur la plateforme le montre: la disponibilité existe, les personnes sont activables dès que les conditions-cadres sont réunies. L’entreprise qui se plaint aujourd’hui de ne pas trouver de femmes de plus de 50 ans n’a, dans bien des cas, pas tant un problème de personnel qu’un problème de modèle.

Nora Frah, VP Human Resources chez Coople, partage cette analyse: «L’expérience, l’engagement et la fiabilité ne sont pas des critères secondaires, ce sont des avantages concurrentiels. Ignorer les femmes de plus de 50 ans est un angle mort. Notre plateforme leur offre l’accès qu’elles recherchent, et les entreprises qui l’ont compris en profitent déjà.»